Site officiel d'Eric Palante

lundi 28 avril 2008


Bonjour à tous,
je suis rentré hier soir via la Tchéquie, la Pologne et l'Allemagne. Le voyage de retour s'est très bien passé. Je voudrai adresser un tout grand merci à mes sponsors Level-It, 3D-Services et All Clean Façade ainsi qu'à Willy Wientjes et Bastiaan! Les premiers m'ont fait confiance pour cette course et les seconds m'ont gentiment accompagné pour me donner un coup de main durant l'épreuve. Revenons un peu à ce nouveau produit dans le monde du rallye-raid;
La course proprement dite a eu le mérite de condenser toutes les difficultés rencontrées sur un grand rallye, que ce soit au niveau des types de terrain (sables, boue,neige, pierrailles, latérite, dur, mou, technique, gués...) de la sécurité (un raid quel qu'il soit ne pourra jamais atteindre le niveau de sécurité d'un vrai rallye), de la vitesse de passage (pour info, ma vitesse maxi en spéciale est de 147 km/h réel et je suis loin d'être le plus rapide...).On avait en plus pas mal de whoops, comme en cross, et avec une machine de rallye chargée en carburant, ce n'est pas triste.
Les meilleurs pilotes actuels étaient présents avec les principales écuries du "grand" Dakar. Pour les débutants (il y en avait un peu), c'était l'occasion de vivre l'ambiance et le stress de la course en "life", pour les amateurs éclairés, c'était une belle course et pour les pro, c'était l'occasion d'en découdre avec un plateau richement garni. Ce n'était pas un enduro déguisé, la preuve étant la main-mise des motos de rallye sur les premières places. Je pourrai dire comme point négatif que ça manquait de naviguation, mais Peterhansel perd ce rallye par une faute de nav!!
Je suis heureux d'être arrivé en 56 eme position au général car le dernier jour, j'étais tellement stressé par la peur de me louper au dernier moment que je me trainais dans la spéciale. Qui plus est, mon dernier train de pneus/bibmousse était tellement mort que l'avant menaçait de déjanter dans chaque virage un peu appuyé. Surtout, j'ai retrouvé ma confiance qui avait été ébranlée par mes dernières expériences et c'est avec sérénité que j'appréhende la Transorientale. Mamba est extraordinaire, elle a encaissé des chocs monstrueux sans broncher et sans casse; le moteur encaisse les sur-régimes en déccélération sans problème, et la puissance et le coffre (sans approcher ceux d'une kt 690) sont bien là.
J'ai pu retravailler avec mes instruments (dérouleur roadbook,tripmaster,gps de l'organisation) et j'ai également validé mon équipement de camping pour la Transorientale...Que du bon.
Pour résumer, sur Mamba il faut un changement des repose-pieds (le système à pivot est probablement très bien en ballade, mais il ne permet pas de bien charger la moto en course; c'est alors les avant-bras, en traction permanente qui deviennent douloureux), une réparation du réservoir avant-gauche (petite fissure dans le carbone), une vidange fourche/amorto et une révision (par sécurité) du moteur.La selle "boite" en carbone est super et je vais la garder car en plus elle n'est pas trop inconfortable.Il va falloir probablement changer mes jantes, car il y a de fameux coups dedans.
Le rallye-raid en moto est le plus beau sport du monde!(bon, je suis un peu partial...)
Il faut vivre une fois dans sa vie l'ambiance d'un bivouac "dakar". Il y a un bruit continu nuit et jour avec les essais de moteurs, les compresseurs, les mécanos qui s'affairent. Il y a les motos, hautaines, carapaçonnées comme des chevaux de combat au Moyen-age, lourdaudes à l'arrêt mais tellement impressionnantes. Il y a les voitures, hautes sur pattes, fines, minimalistes et bourrées de technologie et de matériau composite. Il y a les camions, comme de gigantesques scarabées, dégageant une impression de puissance et de force brute. Toute cette débauche de technologie et d'argent se justifie quoiqu'en pensent les détracteurs, car elle permet de fabriquer des véhicules plus propres, plus solides et plus accessibles à Monsieur Tout-le-monde.Pour moi, personnellement, ça reste un monde parallèlle à celui de ma vie quotidienne.
Si vous avez des questions, n'hésitez-pas à faire un commentaire avec votre adresse mail pour que je puisse y répondre!!
Eric

mercredi 23 avril 2008

Une journée de 580km avec une première spéciale de sable mou (celle du premier jour dans l'autre sens...) et une deuxième spéciale plus intéressante avec des pistes rapides, des tournants serrés (beaucoup de pierrailles pour la glisse ... yes). Eric s’est porté au secours du numéro 100 immobile à côté de sa moto. Plus de peur que de mal et un paquet de secondes perdues … Qu’importe ! En final, on s’aperçoit que même de gros trails passent très bien sur ce type de rallye et l’avantage de plus petite motos d’origine enduro comme Mamba n’est pas évident !
Je ne peux que vous conseiller d'écouter les aventures de ERIC sur la section Podcast de ce site. Vous y apprendrez que la pluie a transformé les montagnes en ruisseaux et nos braves motards en canards. Eric est dans le coup avec à l'esprit le fait que cette compétition est avant tout un entrainement pour la Transorientale. Le type enduro de l'aventure n'est pas pour lui déplaire !

dimanche 20 avril 2008

Le première étape, très courte pour la spéciale se présente comme un échauffement. Pas de chrono en tete, pas de scratch à réussir. Eric s'est fait cette première spéciale en assurant "cool no problemo". Tester la machine, vérifier l'état du pilote. Assurer.

samedi 19 avril 2008

Vendredi 4h00 Liège - 19h00 Budapest. Mission accomplie, Eric est aux contrôles techniques et les passe sans problème. Budapest se présente comme une trsès belle ville, mélange de modernisme et d'architecture d'un passé historique prestigieux. De grandes artères. Les "copains" du Dakar sont là. Un parfun de raid flotte partout. Il a plu et la petite spéciale de 68 Km demain risque de ne pas être évidente.

dimanche 6 avril 2008

Bonjour à tous,

tellement de choses à faire et si peu de temps pour les réaliser! Le solde de l'inscription à la Transorientale a été reglé in-extrémis (merci Thierry!), et je suis à 11 jours du départ pour le rallye d'Europe Centrale. Dans ce cadre, adieu au numéro de course 122 qui ne m'a pas porté chance lors des dernières éditions du dakar et bonjour le numéro 84. J'ai bien l'intention de la jouer "zen-attitude" en n'oubliant pas qu'il s'agit pour moi et Mamba d'un entrainement en condition réelle pour la Transorientale.Il s'agit également d'un "vrai" rallye, et non d'une baja déguisée (quoique il ne faut pas sous-estimer la qualité d'une baja sur le plan sportif).Je vais devoir contenir mes vieux démons qui me poussent toujours à donner le coups de gaz de trop, mais je le sens bien! La méthode "palante" (s'inscrire sans un euro de coté et se "botter le cul" pour budgétiser au fur et à mesure des besoins le projet) , qu'on peu qualifier d'"africaine" fonctionne à plein régime et les choses se mettent en place l'une après l'autre. Par exemple, en faisant une ballade enduro ce samedi (copieusement rincé), j'ai réussi à arranger mon retour et celui de Mamba avec mon copain Willy Wientjes. D'un point de vue technique, Mamba a sa nouvelle selle "tuperware",c-à-d qu'elle s'ouvre comme une boite et l'intérieur permet de ranger pas mal de petites pièces qu'on ne sait jamais ou mettre. Jean-Marie Boyjonauth de chez TECNOGLOBE va me faire parvenir une paire de phares Xénon adapté et moi, je reste fidèle à la qualité exemplaire de l'équipement "FIRSTRACING".Alphamoto à Embourg s'occupe comme d'habitude de mes pneus. Je vous tiens au courant, Eric

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